MOT DU PRÉSIDENT

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MOT DU PRÉSIDENT

Emg directeur

Mr. Bouami DRISS
Président du Directoire

  •  Ancien directeur de l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs
  •  Ancien doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de Fès
  •  Ancien directeur de l’Office National des Oeuvres Universitaires, sociales et Culturelles.

« Il n’est de richesse que d’hommes » disait Jean Bodin au 16ème siècle. Sa réflexion très célèbre demeure encore aujourd’hui fort opportune. Les ressources humaines constituent, en effet, une des plus grandes richesses que l’on puisse rechercher. C’est pour cette raison que l’on parle de « capital humain » qu’il convient de fructifier et de valoriser. Il est, donc, nécessaire de former et motiver l’homme pour qu’il devienne plus utile à la société et plus performant dans le travail.

Depuis le début du 20ème siècle, le travail dans l’entreprise a connu des évolutions voire des révolutions majeures. Au travail parcellaire préconisé par le taylorisme s’est substitué un travail plus complexe demandant une plus grande utilisation de l’intelligence et une plus large mobilisation de connaissances, de savoirs faire (skills) et d’attitudes. Cette évolution a été induite par des mutations qu’a connues le tissu socioéconomique: La concurrence qui s’est exacerbée obligeant les entreprises à améliorer sans cesse leur compétitivité. L’attention constante portée aux exigences du client placé, désormais, au centre des préoccupations de l’Entreprise. La sophistication des outils de production, l’entrée du Monde dans l’ère de la révolution 4.0, du tout connecté et de l’intelligence artificielle et, de son pendant, le machine learning. Ce sont autant de facteurs ayant conduit à la recherche de la valorisation du capital humain pour satisfaire des exigences de compétence technique et managériale, de polyvalence, de mobilité, de flexibilité et de facilité d’adaptation. Le Maroc, à l’instar de tous les pays de la Planète, est concerné par ces évolutions car il est continuellement soumis aux coups de boutoir de la globalisation qui menace ses entreprises par une concurrence internationale farouche. Il est concerné, aussi, parce qu’il aspire à faire progresser davantage son tissu économique et social et à améliorer son attractivité pour capter le plus grand nombre possible d’investissements internationaux.

Dans ce combat pour le progrès et la compétitivité, les ressources humaines qualifiées constituent un contributeur majeur et un critère à haute pondération dans le choix de sites d’implantation des entreprises. C’est pour les raisons évoquées plus haut que Sa Majesté Mohammed VI accorde une attention particulière à la formation aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif. Pour accroître sa performance, le Maroc doit évoluer vers une société cognitive qui augmente le niveau de connaissance, qui rapproche l’école de l’entreprise, qui lutte contre l’exclusion et qui donne la même importance à l’investissement physique et à l’investissement  cognitif. C’est ainsi que notre pays pourra connaître un développement soutenu, harmonieux et durable.

Il est clair que Maroc se trouve dans un contexte économique difficile caractérisé par la mondialisation des échanges commerciaux et par la libéralisation des marchés. Le corollaire d’une telle situation est que les entreprises sont plus que jamais confrontées à une concurrence rude tant sur le plan national qu’international. Les barrières douanières étant abolies progressivement, le protectionnisme de l’état étant abandonné et les situations de monopole s’amenuisant continuellement, les entreprises marocaines se trouvent désormais livrées à elles-mêmes. Elles ne peuvent plus compter que sur leurs propres atouts et leurs forces pour arracher des positions concurrentielles et les garder. Elles devront livrer combat sans relâche et sans faiblir sur le plan commercial. Pour soutenir et vaincre cette concurrence qui est de plus en plus forte, les entreprises marocaines doivent faire preuve d’une compétitivité de bon aloi qu’elles feront à coups de rationalisations et qu’elles entretiendront à coups d’améliorations et d’innovations. Elles devront s’engager résolument dans la voie de la mise à niveau et de l’excellence. Pour relever ces défis qui décideront de leur pérennité, les entreprises doivent compter sur leur capital humain et particulièrement sur leurs ingénieurs. En effet, ceux-ci, par la nature de leur formation, sont à même d’initier et de conduire les actions qui s’imposent pour améliorer la compétitivité des entreprises.

L’EMG, doit contribuer de façon adaptée et efficiente à la formation d’une nouvelle race d’ingénieurs qui, outre leurs capacités classiques de savoir et savoir faire techniques et managériaux, devront faire preuve de qualités nouvelles. Ils devront, en particulier, se prévaloir de capacités d’anticipation, de créativité et d’adaptation face aux changements et aux mutations qui s’annoncent. De façon globale, ils devront se prévaloir de ce qui sont appelés désormais « soft skills ».

En outre, il résulte de la définition du métier de l’Ingénieur et de l’analyse du milieu dans lequel  il doit évoluer et les compétences dont a besoin celui-ci dans un contexte dominé par la mondialisation, l’élève ingénieur doit recevoir une formation scientifique, technique, pratique, pluridisciplinaire en  le considérant en tant qu’acteur et non comme un simple consommateur de connaissances.

L’EMG s’est inscrite dans une démarche qualité à flux tiré qui part de l’aval en identifiant et caractérisant des besoins du client, le milieu socioéconomique, pour construire, en amont, un cursus de formation qui les satisfait et qui, pour cela, comprend les composantes suivantes:

✔ Un enseignement approfondi et de haut niveau en sciences de base.

✔ Une formation aussi complète que possible aux techniques générales de l’ingénieur.

✔ Un enseignement ciblée et suffisamment large dans le domaine de spécialisation visé.

✔ Une formation visant la connaissance de l’entreprise et de ses fonctions et processus et visant aussi à comprendre et utiliser à bon escient les méthodes et outils de management (Comptabilité, analyse financière, gestion des ressources humaines, marketing, gestion de projet, organisation, gestion de la qualité, de la maintenance, de la sécurité et de l’environnement, contrôle de gestion…).

✔ Un enseignement sur les techniques de créativité et d’innovation.

✔ Un enseignement pertinent et consistant en technologies de l’Information et de la communication.

✔ Des enseignements des langues et de techniques de communication.

Il convient de souligner qu’à l’inverse de la pédagogie de contenu classique centrée sur des savoirs à transmettre sans aucune véritable recherche de pertinence et de conformité de la formation dispensée avec les exigences du milieu économique ni avec l’évolution de la Science et de la Technologie, l’EMG a adopté une pédagogie par objectifs et par compétences. Cette approche place l’étudiant au centre du dispositif de formation (conception des programmes, des méthodes pédagogiques, déroulement des enseignements et l’évaluation) et lui permet de développer des compétences ciblées en conformité avec les exigences du milieu économique et ce, par les trois composantes KSA que sont les connaissances (Knowledges), les habiletés (Skills) et les attitudes (Attitudes).

Par ailleurs, il est à noter que le Maroc s’est inscrit depuis quelques années dans une spirale vertueuse ascendante de développement économique et social. Les manifestations de ce développement sont visibles dans tous les secteurs. Des stratégies ambitieuses sont mises en place pour, d’une part, renforcer l’économique et le social et, d’autre part, faire jouer entre elles toutes les synergies afin d’en amplifier les résultats positifs et accélérer ainsi le progrès.

Le Maroc s’est engagé, avec conviction, sous la conduite visionnaire de sa Majesté le Roi Mohamed VI,  dans de vastes chantiers à fort impact économique et social. Le Maroc a mis en œuvre l’Initiative Nationale de Développement Humain pour lutter contre la précarité et l’exclusion. Il a construit des routes pour désenclaver des régions. Il a permis l’accès à l’électricité dans les campagnes et les régions les plus reculées. Il a lancé un programme ambitieux, « Villes sans bidonville », de lutte contre l’habitat insalubre. Il a amélioré l’accès aux TIC. Il a établi une charte et des mesures pour la protection de l’environnement et le développement durable. Le Maroc a également fait du développement de ses infrastructures une priorité (routes, autoroutes, transport ferroviaire, ports et aéroports, téléphonie et internet etc).

De nombreuses actions à caractère éminemment social ont été accompagnées, de façon concomitante, de plans visant le développement économique du  pays dont notamment les plans d’accélération industrielle qui a permis les success stories de l’automobile et de l’aéronautique au Maroc, le plan génération green 2030, successeur du plan Maroc vert de l’agriculture et de l’élevage, le plan Halieutis de la pêche, la vision 2030 du tourisme, la stratégie logistique, la stratégie 2030 de l’artisanat, la stratégie énergétique 2030 avec la volonté de renforcer particulièrement la production de l’énergie électrique d’origine solaire et éolienne.

Pour contribuer à réaliser ces plans de façon efficiente, le Maroc a besoin en particulier d’ingénieurs solidement formés, polyvalents, innovants, ambitieux, consciencieux et persévérants. C’est cette lignée d’ingénieurs que l’EMG s’attache à former dans les différents domaines requis par les plans stratégiques sectoriels et dans lesquelles elle excelle par ses filières très recherchés (génie civil, génie industriel, génie informatique et génie électrique) au contenu pertinent et à la pointe du progrès, par ses enseignants expérimentés et de très haut niveau et par ses méthodes pédagogiques novatrice et efficientes.

Prof. Driss BOUAMI

Président du directoire de l’EMG